Saisir le vif
Série composée de 18 tirages numériques, 40cm/30cm à 120cm/40cm, impression directe sur alu dibond. 2022.
Une trace nait de la projection de peinture sur un support, geste créatif né de la rencontre entre les qualités propres à la matière, les lois physiques qui régissent le vivant, l‘énergie du corps… Une forme apparait, aléatoire, empreinte éphémère d’un geste non reproductible.
Par un travail photo sur la série, j’enregistre la dynamique de la métamorphose des traces. Le choix du noir et blanc pour le traitement de l’image permet de travailler le volume par la lumière qui sculpte l’espace.
« Je ne peins pas des formes mais des forces invisibles, le devenir des formes. »
Fabienne VERDIER, Polyphonies, Albin Michel 2017.
J’utilise des plaques de plexiglass horizontales grands formats sur lesquelles je dépose de la peinture acrylique noire.
Par ma danse, j’anime la peinture et tente de créer un enregistrement sismographique du mouvement à la matière.
Avec mon appareil photo, je prélève un fragment qui révèle une dynamique particulièrement vive, l’esquisse d’une forme et je varie les angles afin de jouer avec les registres de transparence, d’opacité et de profondeur. Les aplats de noir sont tour à tour miroirs réfléchissants, surfaces troubles, vitraux…